blogue /  2016-02-26

M/G on the road - Boakventure

Être gestionnaire de communautés, c’est pas plate. On venait juste de signer un nouveau contrat avec Tourisme Eeyou Istchee Baie-James quand j’ai appris que je partais à l’aventure découvrir cette région du Québec. Rien de mieux que d’y aller pour pouvoir en parler. C’est pas comme si je n’étais jamais sortie de chez moi, mais je commençais déjà ma préparation mentale pour ma première vraie aventure nordique.

Parce que dans l’Nord du Québec, quand on dit qui fait froid, y fait pas -19 °C. Disons que cette année, à Québec, y’a pas fait vraiment froid. Sauf peut-être pendant une semaine! Et c’est exactement pendant cette semaine là que j’étais à la Baie-James. Oui oui, dans «Le Grand-Nord».

Avant de partir, dans mon sous-sol chez Les Mauvais Garçons, je regardais les prévisions météo de la Baie-James. Je pensais jamais en revenir.

Mais il ne faut pas s’arrêter à ça. Le froid. Parce que sincèrement, la Baie-James, c’est un Mind Blown assuré. Un genre de «Love at First Sight». C’est certain que j’ai eu l’air un peu tarte quand je suis arrivée avec mes «bottes chaudes». J’étais super confiante d’être prête à affronter mon aventure nordique, mais clairement, j’avais négligé quelques trucs. Comme le fait que je n’étais jamais montée sur une motoneige. Si j’en avais déjà fait, je n’aurais juste pas porté lesdites bottes. Parce que je vous jure qu’après trois heures passées sur la motoneige, j’évaluais les chances de survie de mes orteils à un maigre 10%. Mais ça, c’est vraiment le seul point négatif de tout le voyage.

Parce que comme je vous l’ai déjà dit, La Baie-James, c’est vraiment plus que du froid.

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Géographiquement parlant, c’est vraiment grand. Juste pour comparer, l’Allemagne rentre dans la Baie-James. À elle seule, la région Eeyou Istchee Baie-James totalise 20% du Québec. C’est gros en ***. Donc, pas de manque d’espace pour tous les orignaux, caribous, martes, lynx, renards, perdrix, oiseaux et poissons que tu veux. C’est le paradis pour les chasseurs/pêcheurs.

Parce qu’ici, y’a clairement plus d’animaux que d’humains.
C’est l’état sauvage pur et simple.

On a eu la chance de dormir dans un camp Cris, où on a pu vivre et expérimenter le style de vie des autochtones du coin. Eux, ils savent comment ça marche la vie dans le Grand-Nord. Angus, le propriétaire du camp, nous a trainé en motoneige dans l’immensité de la taïga. Il nous a montré comment trapper des animaux, comment chasser le caribou et comment faire de la raquette comme un boss. Pas le genre de gars qui fait des Rosetta dans ton café.

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On a mangé de la viande d’orignal sur le feu et de la Banik (pain traditionnel) dans l’immense tipi du camp, où sa mère «skinnait» une marte. Bref, le genre de truc qu’on fait pas souvent à Québec.

Après 2 jours sur place, je peux vous dire que mes skills de survie en forêt sont passés de «bonne chance ma belle » à «I got this».

Après ça, on s’est rendus jusqu’à Radisson qui est situé au nord du 53e parallèle. (Je trouve que ça se glisse bien dans une conversation.) Là, on a rencontré des gens au cœur gros. Des gens qui sont prêts à prendre leur après-midi simplement pour nous montrer «le bon spot à caribous», pour nous amener pêcher de la truite grise sur la glace ou simplement pour nous réchauffer avec un bon verre de vin rouge près du poêle à bois. Ça c’était vraiment smath! Merci Danielle. Voyez tout ça ici:



Pour vivre l’expérience de la Baie-James pleinement, j’ai deux conseils pour vous.

Un, il faut être bien accompagné. Il n’y a pas 200 routes pour se rendre à Radisson, il y en a deux. Mais si vous ne savez pas que vous avez besoin de faire un détour de 20km pour aller mettre de l’essence au milieu de nulle part, bonne chance pour vous rendre. Vous avez besoin de quelqu’un qui sait comment faire un feu dans le bois à -40 °C, qui a une deuxième paire de bottes chaudes pour vous et qui sait faire de la motoneige. Pas juste la conduire en ligne droite sur un chemin bien entretenu, mais quelqu’un qui sait aussi comment la déprendre d’un trou de poudreuse, la strapper à la remorque et conduire ladite remorque sur 400km avec une roue en moins. Bref, vous avez besoin d’un bon guide qui connait la place.

Deux, vous avez besoin de vêtements chauds. Genre des vraies bonnes bottes. Pas celles que tu mets pour faire la «cute» au Jamboree. Parce qu’avec tes p’tites bottes fashion bourrées de faux poils, crois-moi, tu vas comprendre que dans l’Nord, la mode, on s’en fou pas mal. Mais en vrai, une fois que t’es bien habillé, t’es en business! Parce qu’il ne fait jamais trop froid; il y a juste des gens pas assez habillés.

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J’espère que ce petit texte sur ma semaine passée à la Baie-James vous donnera le gout d’ajouter cette région sur votre liste d’endroits à visiter.

Une fois que vous aurez vu les paysages que vous offre la Baie-James, vous oublierez vite qu’il fait froid et que demain, il annonce encore plus froid.

C’est tellement beau. L’envergure de la chose, les épinettes qui parsèment la taïga, le vent, les lacs gelés, les animaux, le sentiment d’être la première personne à marcher là et là encore; c’est beau. Ça fait du bien. Ça fait changement de Facebook.

S/O: Steven de Tourisme Eeyou Istchee Baie-James pour le trip de fou / Oli, Rachel et J-F, la team de feu / Alain, Danielle, Daniel, Angus, Stephany et Louise pour nous avoir fait découvrir la beauté de leur coin / Mes défuntes bottes que j’ai foutues aux vidanges en revenant.

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Gabrielle