blogue /  2016-07-04

La tempête

Quand l’expression créer une tempête dans un verre d’eau prend tout son sens.

Tu te lances en affaire, t’es la tempête. Tu la crées, tu la vis et tu la portes au bout des bras, tant et aussi longtemps que les vagues continueront de s’élever, mais tu sais très bien que ça risque d’être long avant l’accalmie. Mais t’aimes ce combat. C’est dans ta nature. C’est le gout du risque. Ton marché c’est le verre d’eau. Gérer l’expansion de ce que tu viens de mettre sur pied c’est un merge du fucking lac Érié et du lac Huron. Tu connais pas le nombre exact de litres d’eau auxquels tu fais face, mais tu sais que ça va être mouillé longtemps pis en sacrement.

Cashflow, ROI, gestion des ressources et optimisation du workflow, t’as pas le choix de naviguer à travers tout ça en fonçant dans les gros vents et en t’adaptant. Tu deviens un capitaine. Tu dois prendre des décisions, des bonnes et rapidement. T’as pas le droit de lâcher la barre. You blink, you sink.

Tu viens de conquérir le plus gros de la tempête. Tu viens de passer à travers la première année. La «fatidique». L’épreuve absolue de tout bon capitaine. T’as encore un shitload d’épreuves imprévisibles qui t’attendent, mais t’as quand même réussi un bel exploit. Tu commences même à accepter le fait d’être un «entrepreneur».


Après la deuxième année sur l’océan, tu commences à feeler un peu pirate. T’aimes la vibe. Avec ou sans rhum, t’es plus à l’aise.

Tu te sens en contrôle, t’as confiance en ton équipage et les choses se passent.

Bad news. Tu maitrises peut-être le navire, mais pas le vent. Nature is a bitch. Démarrer une business c’est apprendre constamment. C’est se remettre en question, avoir trop confiance et se casser la face. Mais tu dois te relever et agripper la barre pour maitriser le verre d’eau, le lac, l’océan. Bref, tu rames et tu fermes ta gueule.

Next thing you know, t’es sur un fucking yacht. Mais un yacht ça rentre pas dans un verre d’eau. Faque tu dois continuer à naviguer pour trouver ton lac, trouver ton océan. Mais tu ne dois jamais oublier que tu ne maitrises pas le vent.

FONDATEUR + STRATÈGE MARKETING

Pierre-Olivier